[Test] : Death’s Door

PC Tests Xbox

Arrivé par la petite porte la nouvelle pépite des studios d’Acid Nerve vient une fois de plus confirmer deux états de faits: premièrement que les jeux indés ont une vraie place de choix et des possibilités de créations complétement folles tout en profitant d’un coté débridé assumé leur permettant de toucher à différentes thématiques graves comme ici ( mais nous y reviendront ensuite ) et deuxièmement qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un nom reconnu pour faire d’un jeu une expérience unique à la fois onirique, merveilleuse et tenant du chef d’œuvre. C’est en effet ici le cas, ce titre à la croisée des chemins coincé entre rogue lite et action RPG aura tôt fait de vous séduire tant ses inspirations semblent lui apporter toute la saveur et la fraicheur que l’on était en droit d’attendre en pensant au jeu rêvé. Vous l’aurez compris le jeu est une réussite indéniable et nous allons essayer de vous expliquer en quoi ce titre doit absolument faire parti de votre ludothèque!

La Faucheuse et le corbeau

Tout commence lorsque l’histoire vous place dans la peau d’un jeune corbeau tout de noir vêtu – le premier regard sur le jeu vous fera d’ailleurs découvrir un monde présenté en noir et blanc affirmant son caractère en renforçant le cadre grâce aux nuances de gris du plus bel effet et armant déjà un style graphique très original -rejoignant tout juste une organisation dont la lourde tache est d’aller récolter les âmes pour permettre un équilibrage du monde des vivants. Très observées, ces dernières une fois leur temps sur terre effectuées se voient récupérées. En effet ici la mort vous est comptée à la manière d’un conte pour enfant sur un ton assez léger ce qui pourra surprendre en lançant cette aventure. Vous découvrez donc au détour d’une rencontre que vous êtes coincé entre deux mondes et c’est ici le plus important puisque que pour retrouver votre « home sweet home » il vous faudra pour seule condition de récupérer l’âme qui vous aura été désignée comme récoltable. Comme trop souvent une première mission vous est allouée et avec elle son lot de surprises désagréables ; en effet cette dernière censée être récupérée par vos soins profite d’une ouverture pour vous fausser compagnie en passant à travers une porte scellée temporairement. L’administration dirigée par le maitre des portes au courant de votre bévue vous demandera donc sans ménagement de réparer votre erreur en récupérant cette âme comme cela vous avait été demandé à la base, évitant ainsi tout brassage administratif au procédures lourdes et pénibles. L’accès aux différents mondes visitables se fera donc par le biais de portes si chères au monde de Narnia ; certaines ayant la particularité d’être accessible seulement si vous disposez d’un nombre d’âmes suffisante ce qui justement est votre cas. Une première mécanique de récolte se mets donc en place. Bien évidemment au delà des thèmes de mort, d’autres seront également abordés tout au long de l’aventure en vous faisant passer par différentes réflexions sur notre place en ce monde, le tout de manière subtile et très bien amené si vous êtes amateurs de recherche. Le jeu regorge en effet de données disséminées ici et là et il est fort à parier que vous vous laissiez prendre au jeu.

L’épée de Damoclès

Le soft se présente donc comme un action RPG, comprenez par là que vous pouvez vous mouvoir où bon vous semblera tout en tapant sur tous les monstres environnants muni de différentes armes répondant au nombre de quatre à découvrir au fil de vos aventures. Le jeu n’en n’oublie pour autant pas sa deuxième inspiration rogue lite en vous offrant une touche de replie stratégique sous forme de roulade arrière ( Dodge ). La mort elle même fera parti intégrante de votre expérience mais sans pour autant avoir le coté punitif d’un souls like alors que le schéma de jeu s’y apparente également ; les zones sont toutes accessibles au départ du jeu, vous rencontrez une multitude de « petits » ennemis pour arriver par la suite à l’âme recherchée ou à des boss secondaires très intéressant dans votre progression de niveaux dont les mécaniques seront à comprendre ; cela se passe en règle général très bien. L’autre point à ne pas négliger tiens en l’absence de carte, il vous faudra donc bien comprendre le maillage des zones mais rassurez vous tout à été pensé de sorte que le level design apporte à lui seul la réponse à cette inconnue. Chaque zone est reconnaissable et a été construite en y apportant son lot d’éléments vous permettant d’avancer avec plus de facilité : les raccourcis seront votre lot quotidien. Ajoutez à cela tout ce qui fait le sel du jeu d’aventure avec un grand A et vous vous retrouvez entouré de mystères aux énigmes revigorantes. L’ensemble fourmille de détails et même si vous pourrez avoir une impression tantôt oppressante de par la taille réduite de certaines pièces ou à l’aspect couloir, sachez qu’il n’en est rien et qu’il vaut mieux vivre l’aventure plutôt que de se représenter le jeu sur un screenshot – qui sera trop souvent en deçà du ressenti manette en main. En parlant de manette, et je pense que nous tenons ici l’un des meilleurs exemple à suivre, tout réponds au doigt et à l’œil, en plus de vous mouvoir avec réactivité vous pourrez vous rendre compte de l’évolution de votre personnage, puisque sa progression en pente douce est pourtant impactante à souligner. Il vous sera possible de repenser à vos heures de jeu passées plus tôt tout en constatant votre gap de force. La difficulté est quand à elle très bien adapté et très loin de celle d’un souls like dont nous faisions le rapprochement plus haut. Le jeu commence ainsi sur un didacticiel des plus plaisant, chaque indication étant fondue dans le décor vous permettra de profiter d’une direction artistiques des plus créative tout en étant équipé d’une arme rappelant sans conteste possible un sabre laser digne de Star Wars dont le bruit lors de son utilisation vous rappellera à vos bons souvenirs. vous faites connaissance avec vos mouvements, votre hit box ou bien encore les petites subtilité de contrôle qui s’affineront par la suite grâce aux différentes améliorations dont vous pourrez disposer.

La gouache c’est beau !

Le point fort du jeu se trouve à mon sens au crédit de l’ambiance graphique voir même générale du titre. C’est simple le jeu est à tomber ! Chaque élément, chaque variation de couleur utilisée apporte au jeu un souffle de vie extraordinaire. Les niveaux paraissant vides se retrouvent vite subjugués de belles idées en apportant divers formes de vies en mouvement. Les niveaux semblent avoir été peint à la main, on croirait voir par moment des inspirations proche d’un Saga Frontier 2 tant l’onirisme des tons sublime une toile déjà parfaite ; mention spéciale aux nombreux effets de feu, de reflets, de magies qui apportent à eux seuls un effet « WHAOUW ». La magie est telle que l’on croirait voir un clin d’œil à l’œuvre d’une vie que celle d’Hayao Miyazaki dont la maitrise de son art à transporté sur plusieurs générations le studio Ghibli. En effet alors que le propos est censé être assez lourd : la mort et ses conséquences, le jeu prends le parti de proposer le schéma inverse dans son récital. Les couleurs sont chatoyantes, la lumière très présentes incluant avec elle un effet d’ombrage des plus fins ; on retrouve de petites particules flottant dans les airs ici tels de petits morceaux de coton et cerise sur le gâteau, l’ensemble est sublimé par une orchestration des plus plaisante. Toute cette contradiction nous a évidemment fait penser au voyage de Chihiro qui dans sa dramaturgie tente de garder de la joie, de la gaieté et c’est exactement le même constat ici. Le jeu regorge de secrets, n’hésitez pas à arpenter chaque couloirs à la recherche de pièces cachées vous ouvrant la voie à différentes surprises, aussi nous espérons que ce petit TIPS saura éveiller votre sens de la recherche. La musicalité semble en effet avoir été traitée avec un soin tout particulier, vous passerez donc de thèmes très mélodieux, symphoniques, minimalistes dont les notes de piano viennent juste caresser le moment de calme avant de vous entrainer dans une rythmique endiablée taillée pour les combats tout en vous entrainant avec elle dans son découpage. Les notes de piano sont pour nous très proche de ce qui se fait du coté du MMO Final Fantasy XIV et il y a fort à parier que vous vous arrêtiez l’espace d’un instant en fermant les yeux tant la douceur de ce moment suffit à bercer. Nous vous conseillons d’ailleurs de prévoir un casque de qualité afin de profiter de toutes les mélodies garantissant à elles seule l’extraordinaire qualité de cet ensemble dont vous ne vous remettrez pas de ci tôt !

A essayer de toute urgence

Si nous devions résumer le jeu en une phrase ce serait celle ci ; le jeu nous a clairement transporté! Imaginer un seul instant qu’un corbeau puisse être un personnage aussi attachant à jouer est pour nous déjà un exploit. Sans jamais vraiment faire la part belle à un background détaillé concernant votre avatar, le jeu réussi à vous accrocher dans son univers sombre aux notes enjolivées par une direction artistique juste fantastique. Le jeu est beau, efficace, et transpire l’amour du travail (très) bien fait. Ajoutez à cela une bande son qui est à mon sens l’une des plus efficace de ces deux derniers mois et pouvant facilement convenir dans une multitude de films et vous obtenez un diamant brut dont les défauts se comptent sur un doigt ou peut être deux. Certaines productions devraient s’inspirer d’un tel degrés de qualité et surtout au prix affiché. Au final et sans langue de bois, nous ne pouvons que saluer le génie de ce jeu qui en fait à l’heure actuelle le meilleur rogue lite action RPG que nous ayons pu essayer et rien que pour cela nous ne pouvons que saluer cette prouesse.

Plus
  • – Graphiquement parfait
  • – Bande son extraordinaire
  • – Thématiques mature
Moins
  • – Histoire en retrait
  • – On cherche encore …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.