[TEST] Final Fantasy VII Remake Intergrade PC

PC Tests

Après avoir fait les beaux jours de la Playstation première du nom, le cultissime septième volet de la saga Final Fantasy avait pour son histoire et son amour des fans été proposé comme nouvelle expérience sur Playstation 4 tout d’abord puis sur Playstation 5 assorti d’un petit nom complémentaire : Intergrade. C’est maintenant au tour du PC de voir débarquer cette version 2.0 d’un titre qui restera à jamais culte dans l’esprit de n’importe quel gameur qui se respecte. A trop vouloir renouveler les genres squarenix se risquait donc une fois de plus à se bruler les ailes pour peu que cette nouvelle vision qui au fond n’en est pas une, mais plutôt une vision complémentaire qui quand on regarde en arrière peut avoir des aspect de questionnement quand on sait les errances de certains studios s’essayant au genre ou à la mode des remaster prolongeant le fil d’Ariane d’un jeu figurant dans l’élite depuis si longtemps. Réussite complète ou mitigée ? Nous allons essayer d’être le plus complet sur le rendu de ce jeu faisant aujourd’hui encore parler beaucoup de lui au travers d’innombrable discutions.

L’histoire sans fin

La première chose à savoir lorsque l’on lance Final Fantasy Intergrade est sans aucun doute le contexte de cette nouvelle itération de personnages ayant bercés l’enfance de bon nombre d’entre vous ; alors qu’il vous était par le passé possible de visiter les différents continents sachez que ce Final Fantasy vous plongera dans une histoire revue et corrigée mais seulement en prenant en compte Midgar, cette grande structure circulaire aux huit réacteurs où la Shinra Corp à élue domicile. Mieux que cela, le jeu vous propulse dans les méandre de cette ville trop souvent inexplorée et vous fera prendre conscience de la misère ambiante. L’expérience ne vous laissera pas indemne et toute la théâtralisation de l’ensemble saura au gré de votre avancée vous faire balancer entre moments de joies et déchirures indescriptibles rendues possible par une orchestration des plus judicieuse grâce à la mise en scène et au comportement de personnage connus de tous. En effet tous répondent à l’appel, Cloud, ex soldat ( de la Shinra ) à l’épée démesurée et à la coiffure blonde ébouriffé, mais aussi et surtout le « collectif » AVALANCHE qui regroupe bon nombre de personnages haut en couleur et pourtant qualifié de terroristes écolos ayant dès le départ de l’aventure décidés de vous recruter afin de commettre l’irréparable ; un attentat visant la puissance en place et dont le réacteur mako jouera les premier rôle ou tout du moins en apparence. Ainsi et pour peu que vous ayez jouer au jeu original, toutes les péripéties connues ou presque reprennent vie, vous ramenant avec une nostalgie non dissimulée vers un terrain connu : des militaires vous faisant face, des monstres errant venant casser le rythme de vos découvertes, pas de doute vous êtes bien dans Final Fantasy VII. Le vrai tour de force si l’on s’attarde sur le comportement ou la physique réside d’ailleurs dans l’effet ressenti en voyant ses héros de toujours prendre vie, d’un coté Cloud sera agile, bougera avec cette classe que nous lui trouvions déjà tous ou comme nous l’aurions imaginé dans nos rêves les plus doux et d’un autre son opposé ( d’un point de vue « centrifuge ») Barret, bien plus imposant, massif et dont la stature imposante prends toute sa magie dans sa difficulté de mouvance ; en effet ce derniers se révèlera bien plus lourd à bouger et l’on ressentira chacun de ses pas nous obligeant à rester sur nos garde afin de réaliser le déplacement parfait.

Un gameplay accrocheur

Comme nous commencions à vous le dire, la réelle nouveauté du titre réside dans son gameplay résolument tourné vers l’avenir. Là où les combats étaient autre fois au tour par tour, avec le personnage s’avançant légèrement vers le boss lui faisant face d’un simple pas puis d’un sprite caractérisant le fait de donner un coup furtif ( un bon combat au tour par tour old school en sommes), ce Finfal Fantasy VII Intergrade se réinvente en nous axant sur l’ARPG ( Action RPG ) mais également sur un mélange des genre nettement plus axé sur le dialogue et les cinématique en plus d’y ajouter un effet exploration des plus surprenant. Nous nous retrouvons avec un jeu porté vers la narration qui au final nous permettra d’entrer un peu plus en profondeur dans chacun des personnages rencontrés mais également de leur donner un semblant de vie, un peu comme si vous regardiez un excellent film d’animation. La magie opère pourtant là ou le vide aurait pu ruiner un constat peu flatteur se limitant à des zones bien particulières où à des effets de couloir pourtant déjà connu de la série. Pour autant et même si l’on pourrait reprocher au jeu de manquer de nervosité à certains moments ( les longues phases de balade où les quêtes pourraient se résumer à des quêtes FedEx ; vas ici, prends ça, actionnes ci reviens là ), il n’en est rien puisque l’ensemble se garde bien de vous tenir éveillé malgré un aspect redondant et ceux grâce au dynamisme insufflé par les combats se transformant en ballets à la maestria et à la dépendance quasi compulsive ; jamais un jeu ne nous avait autant donné envie de retourner au combat, de l’impact de la lame à l’utilisation de sorts, tout ou presque flatte votre rétine. L’enchainement semble parfait et pour la première fois votre avatar ne souffre d’aucun problème de déplacement, vous pouvez tout faire grâce au choix de l’Action-RPG et la musique sublimera un tableau commençant à prendre les traits d’une toile de maitre. Nous vous le rappelions chaque personnage dispose de sa technicité ; comprenez par la qu’au delà du modèle, son attitude changera et leur donnera une personnalité propre, que ce soit dans la façon de se déplacer, aux mouvement des bras, des jambes, des effet engendrés par l’utilisation de sorts tout vous explose en pleine face dans un déluge d’effets à la résultante unique vous garantissant un « effet Wahouu ». De plus et afin de garantir des combat ou la maitrise restera a jamais le mot d’ordre vous pouvez à tout moment choisir de ralentir le temps grâce à la pression d’une seule et unique touche : votre but à ce moment sera de vous permettre d’envoyer vos ordres de combat afin de garder la main mise sur l’issue du combat en usant de potion par exemple afin d’éviter une mort certaine. La jauge ATB est également présente et vous permettra de garder un sens du combat axé sur le timing et les déplacements rendant l’ensemble plus cohérent tout en vous rappelant à vos souvenirs. Le fan service semble respecté à la lettre et le travail fourni des plus exemplaires. Malheureusement le tableau se noircit pourtant à cause de certaines chutes de framerate et il nous est arrivé, notamment lors de cinématiques, de constater quelques ralentissements. Loin d’être gênantes en soi elles n’en demeurent pas moins assez impactantes et peuvent sur de longues sessions nous donner l’envie de stopper puis de relancer le lendemain. Hormis ce constat, le jeu s’en tire néanmoins avec les honneurs.

Une « fantasy final » de toute beauté

L’autre grosse attente et je pense que je pèse mes mots se portait sur deux axes : le premier et sans conteste possible l’aspect graphique du titre. On ne vas pas vous mentir, tout comme sa version PS5, le titre tire son épingle du jeu grâce aux capacités extraordinaires du moteur Unreal Engine 4 qui bien que très connu maintenant bénéficie toujours d’une aura qui si elle est bien maniée, ne cessera de nous mettre dans un état contemplatif des plus grisants. Nous avons là très certainement le Final Fantasy le plus abouti visuellement parlant, tout est parfait, le bestiaire, si l’on en parlait un peu regorge de très bons rendus qu’ils soient graphiques, les textures augmentent ainsi notre imaginaire, nous invitant constamment à la relecture d’une œuvre déjà connue ou bien à la mouvance et aux réactions de ces derniers. Les environnement si chers à la saga bénéficient à ce titre d’une immersion sans pareil, la moindre petite ruelle, le plus discret des éclairages, tout fonctionne à merveille dans notre périple plus proche d’un parcours initiatique qu’autre chose, comme si nous étions en découverte constante sur un lieu de vacances, on prends alors un malin plaisir à examiner chaque petit recoin en appréciant le sens du détail dont a fait l’objet ce titre si spécial. On sent tout l’amour et l’envie des producteurs de nous faire redécouvrir Midgar la magnifique cité pourtant si tragique. D’ailleurs toute l’atmosphère baigne dans ce sentiment de ville dont le manga Gunnm avait le secret avec un coté dédié aux riche, aux personnes importantes et de l’autre l’envers du décors avec ces habitants oubliés aux bidonvilles dont la crasse remplie petit à petit son rôle. On sentirai presque les odeurs indescriptibles de cette misère ambiante dont le portrait réaliste de cette tragédie parvient à nous émouvoir, preuve que la fiction rattrape souvent la réalité.

L’autre attente des joueurs, dont je fais parti, réside dans la musicalité de l’ensemble. Et là encore, nous ne pouvons que trop vous conseiller de jouer avec votre casque, puisqu’en plus d’un rendu graphique très propre, vous aurez l’occasion d’apprécier les compositions savamment éclectiques permettant de mettre l’accent sur différents événements ou venant insuffler vie à une panoplie de sentiments divers et variés. Soyez prêt, car certains thèmes utilisés resteront à n’en pas douter dans les mémoires et on se surprendra même à en fredonner certains tant l’intensité suscitée par ces derniers n’aura de cesse de vous poursuivre même en dehors du jeu lui même. Cerise sur le gâteau vous pouvez même les collectionner ( et nous ne parlons pas de pokémon ! ). Squarenix l’a bien comprit et cela depuis longtemps à l’instar de Final Fantasy XIV Online en proposant des CD des différentes extensions, nous retrouvons un peu de cela ici et c’est aussi là qu’est la marque des grands ; pouvoir proposer une expérience sonore à l’identité propre ! Au delà ce cet état de fait, sachez que nous avons fait le jeu en français puisqu’ils étaient annoncé avec une qualité jusqu’alors jamais atteinte, et là aussi le rendu est surement l’un des meilleurs à ce jour même si la voix de Cloud nous aura parue peut être un peu trop gentille, force est de constater que l’ensemble fonctionne parfaitement et que le moindre petit mot sortant d’une bouche vous permettra d’identifier n’importe quel protagoniste si vous deviez quitter votre écran l’espace d’un instant.

Intergrade c’est quoi au juste ?

La nouveauté de cette version réside sans nuls doutes dans le DLC Intermission faisant la part belle à Yuffie, jeune fille pleine de vie et ninja de son état semble bien décidée à partir à la chasse aux matéria, et puisqu’elle fait les choses en grand, décide d’aller voler LA materia la plus puissante de votre ennemi de toujours la SHINRA CORP rien que cela. Le DLC vous proposera donc de contrôler une ninja dans toute sa splendeur ; shuriken en main vous pourrez vous défaire des hordes d’ennemis croisant votre route le tout dans le plus pur style « Narutonien » puisque les Ninjutsus seront de la partie ! Très agréable à prendre en main, vous vous rendrez vite compte que cette dernière est plus que rapide et possède une palette de mouvements pour le moins survoltés. Ajoutez à cela une complicité plus que bienvenue avec l’apparition d’un personnage dont nous vous laissons la primeur et vous obtenez une puissance de feu assez déroutante mais totalement rafraichissante. Le DLC proposé restera à la fois intéressant dans son approche mais en laissera certainement quelques uns sur leur faim ; en effet ce dernier se termine malgré tout un peu trop rapidement à mon gout ( un peu moins de quatre heures sont nécessaire ). La présence d’un mini jeu dans le jeu nommé Fort Condor est également disponible mais restera pour notre part assez énigmatique dans sa présence puisque trop peu abouti même si addictif au départ. Dommage!

Un jeu parfait ?

Le carnet des doléances s’il devait y en avoir un serait à mettre en lumières les quelques petits choix assez bizarres comme l’utilisation de certains arrières plans figés dont le rendu restent malheureusement maladroit. D’autant plus dommage quand on voit que la mise en scène efficace de son ensemble qui réussit malgré tout à nous tenir en haleine. De plus en essayant de provoquer une certaine rejouabilité grâce au mode difficile seulement déblocable une fois l’aventure terminée, celui ci nous heurte de par son utilisation ; en effet ce mode ne nous promet malheureusement pas trop de challenge si ce n’est revisiter certaines zones déjà vu afin de débloquer quelques petites zones jusqu’alors inaccessibles. L’autre petite déception s’il y en avait une est sans conteste l’utilisation des materias qui nous a semblé intéressante mais pas aussi intuitive que dans le jeu original et qui semble avoir perdue en saveur. De mémoire d’enfant il ne me semblait pas que celles ci étaient aussi peu gratifiante dans leur utilisation. Enfin l’autre débat s’il y en a un, se situe au niveau de l’utilisation du clavier/souris non adapté au genre ; utilisez une bonne manette et vous pourrez vivre le jeu de manière détendue.

Conclusion

Final Fantasy VII est toujours là, présent dans nos cœurs de gameurs et Intergrade vient savamment nous le rappeler. Loin d’être parfait, l’ensemble reste enchanteur, les personnages deviennent des amis, nous en apprenons plus sur eux, les comprenons grâce à des techniques labiales ou des expressions du visages renforçant les sentiments que l’on fini par éprouver pour eux et il nous tarde de voir comment la suite sera amenée. Il n’y a pas de doute, nous avons à faire ici à du grand spectacle, un divertissement dont vous ne sortirez pas indemne et où les producteurs ont parfaitement su comment vous rappeler à votre nostalgie et surtout comment faire pour que votre amour de Final Fantasy VII perdure. La magie opère de bout en bout et le plus dur dans l’exercice semble bien de lâcher la manette ! Merci aux équipes de Squarenix pour ce moment de pur bonheur car il est important de souligner la qualité du travail accompli ! Nous ne pouvons qu’inviter le maximum de nos lecteur à rejoindre l’aventure si vous ne l’aviez pas fait, vous ne serez pas déçus !

Plus
  • Une histoire enrichie
  • Des personnages encore plus attachants
  • La bande son exceptionnelle
  • Yuffie et son contrôle !
Moins
  • Un New game + contestable
  • Quelques textures à oublier

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