[ Test ] Martha is Dead

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Après une polémique dont le jeu se serait bien passé et pour divers raisons de caractères liées au constructeur Sony, nous avons pu enfin mettre la main sur l’étonnant Martha is Dead. Comme nous pouvions le penser Martha is Dead ne sera pas à mettre entre toutes les mains malgré un script orginal et passionnant vous emmenant dans les sombres recoins d’une destinée pouvant perturber le plus fragile des joueurs. Le jeu vous prévenant dès le départ via un message clair et net : « Déconseillé aux joueurs susceptibles d’être gênés par des illustrations contenant du sang, des démembrements, la défiguration de corps humains, une nudité mineure et des actes d’automutilation”. Cette nouvelle licence bien décidée à vous procurer des frayeur tiendra t elle toutes ses promesses ?

La création d’un monstre

On ne va pas vous mentir plus longtemps, Martha is dead est bien le joyau glauque où la mort et les phénomènes paranormaux proche d’un ring ( la version japonaise ) vous habiterons tout au long de l’aventure si l’on peu appeler ça ainsi. Thriller dérangeant mêlé d’intrigue stressante au possible, le jeu mise sur les effets de surprises et les les fausses pistes vous faisant croire ainsi que tout n’est que poudre aux yeux. Quelle réalité s’ouvre alors à vous dans cette déroutante vision lugubre aux effets horrifiques du plus bel effet ? Taillé sur fond de seconde guerre mondiale, l’ensemble se veut pour autant réaliste, les décors sont choisi avec soin et collent parfaitement à l’esthétique d’une tragédie si intense. Mieux que cela la bande son rappellera celle des meilleurs films historiques posant son doigts sur cette sonorité étouffante propre au transistors de l’époque. Les tons sépia croisent alors les images filtrées aux saturations voulues et c’est avec une immense joie non dissimulée que l’on en redemande ; comme si le coté pervers de la chose imprégnait notre curiosité d’une ode au dérangeant. On se surprends alors à vouloir avancer un peu plus dans cet univers où rien ne vous sera épargné, oui cela nous pique au vif, nous fait réagir, est ce bien, est ce mal ? Nous ne pouvons nous même définir ce qui nous attire irrémédiablement vers cet obscur conte capable à lui seul de vous donner la chair de poule. Le voyage s’il s’annonce des plus ambiguë vous tiendra pourtant en haleine six petites heures où vous devrez composer avec les battements de votre cœur puis également avec votre empathie pour les personnages. La suite vous provoquera sans failles, jouant avec vos nerfs puisque l’horreur tant bien réelle que suggérée vous fera perdre pieds plus d’une fois. Si l’on avait du ériger une vision d’horreur alors elle ressemblerait fortement à celle décrite ici puisque les gros plans se voulant réalistes et cru ne manqueront pas. Préparer vous à voyager dans les limbes de la noirceur mais sachez avant cela que vous ne ressortirez pas indemne de ce voyage aux confins de la quintessence horrifique !

Matha et Giulia

Ce conte, si l’on peut le qualifier ainsi vous narre l’histoire de Martha et Giulia, deux sœurs jumelles que même la mère n’a jamais su distinguée tant leur ressemblance les confonds. Vous incarnez Giulia, fille d’un militaire haut gradé de l’armée allemande, nazi de surcroit et vous passez le plus clair de votre temps à prendre en photos les paysages de votre enfance. C’est au cours de l’une de vos sorties que vous voyez une forme semblant flotter sur le lac. D’abord piqué par la curiosité vous décidez de vous rapprocher, les pas se succédant, cette forme jusqu’alors imprécise se détaille alors de plus en plus. Vos sens plus que jamais en éveil vous hurlent de courir à l’eau car dans votre fort intérieur vous êtes persuadé qu’il s’agit d’une personne. Qui est elle ? Est elle en vie ? N’écoutant que votre courage vous sautez à l’eau pour porter secours à la jeune personne et découvrez dans une vision d’horreur que la personne en question, couverte d’une robe blanche au tissu plein de volupté, s’avère être votre sœur Martha. Ne sachant que faire, vos parents accourent alors, les mots s’embrouillent dans votre tête, vous perdez pied et dans un élan d’incompréhension vous faite passer pour Martha. Vous possédez à ce jour le plus lourd secret jamais inventé et devrez vous faire passer aux yeux de tous pour Martha. Plus encore, vous décider en une poignée de secondes de découvrir la raison du décès prématuré de votre sœur. Plus jeune votre nourrice vous contait l’histoire tragique d’une jeune femme appelée la Dame du Lac qui emmenait avec elles de jeunes filles dans la mort en apparaissant de manière surnaturelle. Cette légende urbaine est elle vraie ? Pourquoi Martha ? Autant de questions auxquelles il vous faudra trouver des réponses.

La vita e bella

La première chose qui dénotera du contexte du jeu se situe au travers de ses panoramas imageant une Italie de la seconde guerre. La mort prétexte à tous les vices mettra même votre paternel en porta-faux, allant jusqu’à dire que ce dernier était visé dans cet acte sans nom. Les différents cadres souvent travaillés avec un soin irréprochable sauront finir de vous convaincre grâce à des cinématiques de haute volée. Tout ou presque y passera, vous découvrirez ainsi différents thèmes abordés comme le rapport à la famille, la valeur d’une vie, le sens des mots amours ou horreur. Et votre vision d’horreur première ne sera pas à mettre entre toutes les opalines puisque le rythme métaphorique et fantasmagorique de cet ensemble ira jusqu’à vous obliger à découper le visage de votre sœur afin d’en revêtir la peau comme pour finir votre transformation aux yeux de tous. Par la suite, dans la maison familiale, trônera la dépouille de votre défunte sœur. Vous voilà prévenu, le jeu ne fera pas dans la demie mesure. L’ensemble se caractérise par un gameplay des plus intuitifs sous forme d’un point and clic vous permettant de fouiller votre environnement à la recherche d’indices où mettant l’accent sur le passé de votre famille. Là encore la réussite est totale, tout se fait de manière limpide, sans contretemps, vous serez guidé au départ si vous écoutez les indications de votre père en entendant sa voix et récupérerez l’objet faisant vibrer votre cœur de Giulia : un appareil photo qui vous poussera dans le réalisme en vous invitant à développer vous même vos prises de vue à l’intérieur d’une chambre rouge ! Tout ne sera que photo-réalisme et vous pourrez à plus d’une fois être tenté de détourner le regard tant les atrocités sauront vous faire plisser les yeux.

Voyage en Italie majestueux

Jamais je ne me serai attendu à me faire happer de cette façon par un genre que je pensais à mille lieues de mes amours ( jeu horrifique teinté de point and clic où le visuel prends une place folle ). Pourtant force est de constater que Martha is Dead est simplement une expérience à recommander au plus grand nombre malgré des séquences chocs. Le jeu est en tout point une réussite et saura vous prendre aux tripes tant on arrive à être plongé corps et âmes dans cette histoire de spectre fantomatique dont votre nourrice avait la maitrise de la description. La narration vous fera aller dans un sens puis dans l’autre vous faisant douter de tout ce dont vous étiez persuadé. Les plans sont apportés avec un soin dont la perfection ne semble avoir de limites. Les jeux indé ont une nouvelle pépite et c’est bel et bien Martha is dead !

Plus
  • Une histoire à savourer jusqu’à la lie
  • Un gameplay efficace
  • Une OST dingue
  • Une immersion sonore comme jamais ressentie
Moins
  • Le développement des photos
  • Un petit effet couloir par moment

*Nous remercions l’éditeur qui nous a fourni gracieusement la clé afin de nous permettre d’en faire le test. Mille merci pour votre confiance.

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