TEST: Metal: Hellsinger

PC PlayStation Tests

Si vous rêviez de vider vos chargeur en écoutant des refrains effrénés sur font de guitares énervées, ne cherchez plus puisque l’OVNI musical Métal: Hellsinger invente à lui seul un nouveau genre de jeu musical. Calqué sur la frénésie d’un DOOM survitaminé et bénéficiant de l’expertise de ténors pour l’aspect « symphonique » ce dernier aura pourtant la lourde tache de vous maintenir en haleine grâce à une rythmique mettant à rude épreuve votre dextérité.

Shooter de son état, le premier constat lorsque l’on lance le jeu est sans appel : l’histoire ne tient en rien de la littérature ou du script censé vous maintenir durant des heures et ce n’est pas Troy Baker ( bien connu maintenant dans l’univers du doublage de jeu video ) qui vous fera dire le contraire ; en effet, ce dernier aussi simpliste soit il vous propulse au cœur des flammes de l’enfer, celui d’où d’innombrables créatures n’attende que votre présence pour vous venir en découdre. L’histoire vous place ainsi dans la peau d’un personnage muet juste nommé « l’Inconnue » et qui aura à cœur de se venger de la Juge Rouge grâce à un armement des plus efficace mais surtout avec l’appui d’un protagoniste haut en couleur appelé Paz et qui est en réalité un crâne pour le moins très bavard ayant la faculté de vous rendre la parole.

Des frags, des frags, oui ! mais avec du rythme !

Vous l’aurez ainsi compris ici tout se résumera à tirer sur tout ce qui bouge ; ou presque. En effet au fur et à mesure de votre avancée dans les tableaux ( chapitres ) qui composent le jeu, vous devrez apprendre à vous défaire d’un certains nombre d’ennemis qui en fonction de leur allure, auront également un type d’attaque propre. Si les premiers ennemis ne vous poseront pas de problèmes les autres en revanche auront la faculté de poser des zones de poison, de vous tirer dessus avec des boules de feu ou disposeront par exemple d’attaques rapides vous obligeant plus d’une fois à chercher des cristaux de vie ( rochers vert ) qu’il vous faudra exploser pour vous soigner. Rythmique oblige, plus vous tirerez en rythme en suivant un ATH assez efficace et plus vous causerez de dommages à vos opposant laissant alors entrevoir un multiplicateur de combos des plus salvateurs! le jeu se déroulera ainsi de la plus simple des manière : vous arrivez dans une salle disposant d’un accès bloqué matérialisé par une barrière rouge qu’il vous faudra faire exploser à l’aide de vos armes une fois les forces en présences abattues. Une fois les différentes salles explorées et vidées de toute forme de vie, vous serez alors confronté à un boss à l’apparence convenue mais disposant d’un pattern qu’il vous faudra rapidement comprendre si vous souhaitez éviter de mourir prématurément. Là encore, le boss apparait, vous faites fondre sa barre de vie sous vos assauts, puis ce dernier disparait pour laisser apparaitre quelques démons faisant office de chair à canon, puis le boss réapparait toujours plus énervé jusqu’à ce que mort s’en suive. Loin d’être très compliqués ces derniers représente pourtant un défi qui saura vous provoquer des sueurs froides à juste titre.

Seul son level design pourrait faire défaut au jeu qui semble très redondant. Ce choix a surement été fait afin de permettre une liberté de mouvement complétement folle. Pour autant nous regrettons que l’enfer ne soit pas plus inamical ni même plus étoffé dans sa description puisque les décors souffre d’un effet de déjà vu. Dommage.

Si nous devions applaudir le jeu, et nous le faisons d’ailleurs, c’est dans la qualité de la bande son du jeu qui est pour nous un pur joyaux tant musicalement que pour nos oreilles. Qui aurait cru que le duo officiant sous le nom de « Two Feather » aurait autant d’impact dans notre plaisir de jeu ? Rarement une telle puissance ne nous avait transportée tant dans la manière que dans l’exécution ou dans l’incrustation en jeu.

Un gameplay et une difficulté renouvellée

Là où le jeu sait se rendre intéressant c’est dans ses possibilités : disposant de trois niveaux de difficultés aux noms varié tels que « Agneau » pour le mode de difficulté le plus simple et qui pourtant ne l’est pas, le jeu dispose de tout un tas de bonnes idées : la musique se fait sourde lorsque notre vie est à sa lie ou raisonne de plus en plus en enchainant les combos jusqu’à ce que la voix puissantes des chanteuses/chanteurs dont les chansons sont jouées résonnent une fois le multiplicateurs 16X obtenu. Pour se faire vous pourrez faire des doubles saut, des dashs, jouer sur les utilisations des armes en fonctions des ennemis vous faisant face jusqu’à déclencher une exécution en règle à l’aide de votre touche R3 sur PS5. Tout est une histoire de tempo, ainsi lorsque l’on tire ou tranche il ne sera pas rare de taper du pied pour que la percussion soit suivie de l’action afin d’obtenir des score gravé de rouge ; à contrario si vous ne taper pas en rythme alors vos armes se retrouveront dans l’incapacité de fournir un montant satisfaisant de dégâts vous obligeant bien souvent à vous éloigner de vos adversaire afin de revenir plus fort !

Les marqueurs visuels ne manquent pas, les ennemis sont tous facilement reconnaissables ce qui rendra l’expérience aussi frustrante que plaisante. Rien ne vous sera épargné et tout cela avec l’accord des dieux du métal. Les bonus glanés ici et là, les missions secondaires à remplir seront autant de possibilités offertes vous permettant de vous mesurer à toute personne ayant achetée le jeu car oui, ce dernier est également pensé comme un jeu communautaire où chaque score se retrouvera mis en concurrence vous obligeant sans cesse à relancer le niveau souhaité pour en tirer le meilleur. Bien que disposant de « seulement » 8 niveaux, ces derniers ne vous épargneront rien jusque dans la rejouabilité.

L’ode aux damnés

Vous l’aurez compris Metal: Hellsinger est belle et bien la surprise que nous attendions. Malgré une durée de vie certe limitée si l’on ne fait que l’histoire principale en ligne droite, ce dernier fait les choses avec une justesse que beaucoup pourront lui envier. Pas besoin de cinématiques dernier cris pour vous faire vibrer jusqu’au bout de la nuit et cela Metal: Hellsinger l’a bien compris. Pensé pour les fans de shooter bourrin à souhait ou juste pour les fans de métal, chacun y trouvera son compte tant les pistes se calent avec une efficacité redoutable.

Plus
  • UNE BANDE SON EXCEPTIONNELLE
  • Une fluidité folle
  • Addictif à souhait
Moins
  • Trop court
  • Level design redondant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.