[Test] Oxide Room 104 – Cauchemar au motel

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En cette période estivale, bon nombre d’entre vous profites de superbes lieux de résidence pour les vacances. Une partie des notre s’est déroulée dans un sordide motel dans lequel se déroule l’aventure d’Oxide Room 104*. Un survival-horror développé par Wild Sphere et édité par Perpetual Europe disponible sur PC, Playstation 4, Playstation 5, Xbox One / Series et Nintendo Switch (versions physiques disponibles sur Playstation 4, Playstation 5 et Nintendo Switch chez Just For Games). Après avoir survécu à de nombreuses atrocités, il est temps de vous raconter comment s’est passé notre séjour…

Vous avez réservé?

Sous une pluie battante, une voiture file à vive allure. Au volant de cette dernière: Matt : un homme qui semble tremper dans une affaire peu recommandable. De ce fait, il doit filer au motel ou il a une chambre afin de récupérer ses affaires et disparaître mais après avoir été assommé, il se réveille nu dans une baignoire et va devoir tenter de survivre aux multiples horreurs que lui réserve le motel…

Il ne vous faudra que quelques minutes pour vous immerger dans le jeu. Le cadre est glauque à souhait, le prénom de notre héros inscrit en lettres de sang sur la porte donne le ton, en bref ce petit séjour sous forme d’escape game ne sera vraiment pas une promenade de santé comme vous pouvez vous en douter. Une fois sorti de la baignoire, vous devrez fouiller chaque recoin de la pièce afin de trouver différents objets tels que vos habits, la clé de la salle de bain mais aussi vos premiers documents (les collectibles du jeu) qui font mention d’Eva: une mystérieuse jeune femme qui sera le fil conducteur du jeu que je vous laisse le plaisir de découvrir par vous même.

Sachez également que la mort pourra frapper dès la première salle. En effet, vous ferez face au tiroir d’une commode qui est verrouillé. Deux choix s’offrent alors à vous: trouver la clé ou à contrario employer la manière forte et faire une hémorragie qui causera votre mort.

La mort n’est que le commencement!

Mourir vous ramènera de nouveau à la case baignoire mais cette fois-ci dans un contexte différent. Vous ferez alors face au docteur. Savant mélange entre Jigsaw et le chirurgien tortionnaire d’Hostel (le chef-d’oeuvre d’Eli Roth sorti en 2005). C’est alors que nous commençons à comprendre la raison de notre présence ici et devons pour poursuivre l’aventure perdre un membre puisque notre joyeux savant fou prendra soin de vous sectionner une jambe avant de vous renvoyer au commencement…

Mais perdre la vie dans Oxide n’est pas signe de Game Over dans l’immédiat. Plusieurs chances de quitter les lieux s’offriront à vous avant de périr définitivement mais cette seconde chance sera un cadeau empoisonné!

En effet, chaque nouvelle tentative aura certaines conséquences. Tout les objets acquis lors de votre précédent run ne seront plus votre et seront même amenés à changer de place. Le bestiaire pourra être déplacé également ce qui vous incitera à redoubler de vigilance pour quitter cet endroit vivant et non avec un autre membre en moins. C’est avec ce concept (qui pourra je l’avoue pourra s’avérer frustrant pour certains) qu’Oxide Room 104 parvient à se démarquer des autres titres du genre offrant au joueur une aventure originale.

Gameplay et Level Design

Une fois sorti de la chambre 104, on est temps d’explorer plus en détails ce motel. Le titre se joue en vue à la première personne ce qui offre une expérience plutôt immersive et peu exigeante proposant quelques QTE assez simples contrairement au système de visée assez perfectible qui vous ferait rater un éléphant vous faisant face dans un couloir pour le moins exigu.

Concernant le level design du jeu, ce dernier est assez sommaire. Oxide ne vous proposera pas d’explorer d’immenses zones mais plutôt de parcourir les différentes chambres du motel l’une après l’autre. Chacune d’entre elle est conçue de façon assez similaire: exploration, monstre à abattre (ou pas), obtention de la clé de la chambre suivante,… Malgré ce manque de diversité, certaines pièces valent le détour et proposent quelques zones intéressantes nécessitant parfois l’usage d’un masque à gaz, de ne pas utiliser d’arme à feu ou tout simplement de résoudre une énigme un peu retors pour sortir vivant de la pièce. Gare également aux pièces disséminés par les développeurs risquant de vous faire passer de vie à trépas comme un bocal enduit de poison capable de vous empoisonner, un insecte qui vous videra de votre sang si vous tentez de lui prendre la clé qu’il garde farouchement,,…

Oxide laisse peu de place à l’exploration en extétieur

Un hommage aux survival-horror d’antan!

En grand amateur du genre (ce qui sera probablement le cas de bon nombre d’entre vous), j’ai retrouvé bon nombre de petits clin d’oeil aux classiques du survival-horror qui ont bercé mes premiers pas dans cet univers.

On retrouvera par exemple la quête de munitions, d’objets de soin et l’inventaire limité qui est l’une des marques de fabrique de la licence Resident Evil. Ainsi que la rejouabilité qui en plus de vous permettre de visionner la seconde fin incite au speedrun chose que j’ai pris soin de faire à plusieurs reprises pour découvrir l’ensemble des tenants et des aboutissants du titre.

L’inventaire limité rappellera quelques souvenirs aux fans de Resident Evil

Quand au bestiaire, il semble clairement inspiré de celui des différents volets de Silent Hill. Chaque créature croisant votre route vous ramènera aux titres de Konami alternant avec brio monstres organiques aux membres tranchés, aux dents acérées offrant à chaque confrontation une nouvelle vision d’horreur qui séduira les fans et terrifiera les plus sensibles d’entre nous… On regrettera simplement l’aspect visuel qui ne rend pas hommage aux consoles next-gen malgré le potentiel du titre.

Une durée de vie honorable

Malgré l’aspect Die and Retry, Oxide Room 104 offre une certaine rejouabilité tant pour la découverte de la seconde fin mais aussi pour les collectibles qui vous permettront de mieux comprendre l’histoire qui pourra sembler décousue si vous ne prenez pas le temps de vous y intéresser.

Les chasseurs de succès/trophées auront droit aussi à quelques challenges pour obtenir le précieux trophées de platine / 100% vous demandant par exemple de récupérer l’ensemble des collectibles, de terminer le jeu sans tirer la moindre balle,… Diverses façons de terminer le jeu ce qui m’a pris une dizaine d’heures environ après moult morts le temps de bien assimiler les différentes mécaniques et trouver le meilleur trajet pour terminer le jeu sans difficultés.

Comptez une dizaine d’heures pour terminer le jeu à 100%

Conclusion

Malgré de bonnes idées sur le papier, Oxide Room 104 laissera bon nombre de joueurs sur le bord de la route avec son aspect punitif qui deviendra vite source de frustration pour certains. On retiendra cependant son ambiance sordide et son concept assez original qui lui permet de se différencier des autres titres du genre…

Points positifs
  • – L’ambiance glauque et et sordide
  • – La rejouabilité
  • – Un environnement renouvelé à chaque mort
  • – Un hommage aux survival-horror d’antan
  • – Un bestiaire sympathique…
Points négatifs
  • – mais parfois trop calqué sur celui de Silent Hill
  • – La maniabilité à revoir
  • – La mort peut vite devenir source de frustration

* Test réalisé sur Xbox Series à partir d’une version presse fournie par le studio Wild Sphere que nous remercions pour sa confiance

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