[Test] Rogue Lords : le côté obscur du roguelike

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Après un séjour en accès anticipé et une version exclusivement disponible sur PC, Rogue Lords, le roguelike développé par Cyanide Studio et Leikir Studio, est enfin arrivé sur nos consoles de salon. Prêts à rejoindre les forces du mal et à asservir l’espèce humaine? Alors faisons route vers le chemin de la gloire!

Un titre qui brise les codes du genre!

Avec le temps, nous avons vu le jeu vidéo se démocratiser changer les règles que nous avions l’habitude de suivre. Rogue Lords ne fait pas exception à la règle et nous propose ici d’incarner le sinistre comte Dracula et d’autres personnages emblématiques tels que le cavalier sans tête, Bloody Mary afin d’assouvir la vengeance du Diable.

En effet, ce dernier a été banni de la Terre et s’est retrouvé emprisonné en enfer. Mais au fil des siècles, les fidèles sont devenus moins nombreux et il est donc temps de reprendre ce pour lui de reprendre ce qui lui revient de droit. Ainsi, il ne manquera pas de venir vous prêter main forte grâce à divers subterfuges qui seront aussi utiles que punitifs…

Tous les « mauvais » coups sont permis!

Même si le scénario du jeu peut sembler anecdotique et juste bon à alimenter le lore du jeu, je l’ai trouvée assez agréable tout au long de l’aventure. Afin d’aider vôtre maître à retrouver ses forces d’antan, vous devrez récupérer six reliques disséminées dans les différents livres qui composent l’histoire pour libérer les forces du mal mais aussi terrasser votre ennemi juré: Van Helsing!

La progression des différents niveaux se fait à l’aide d’une carte à l’ambiance gothique, elle même composée de différents chemins et carrefours. Pas à pas, vous pourrez ainsi être amenés vers différents événements: une scène de dialogue avec un PNJ, un combat, améliorer votre équipement grâce aux marchands ou tout simplement renforcer vos compétences via des autels…

Le tout est assez diversifié mais la grande originalité réside dans la possibilité de tricher (ce que nous reverrons ensuite durant les phases de combat un peu plus bas). En effet, c’est par le biais de « l’essence diabolique », une ressource allouée en début de partie que vous pourrez déjouer les plans des humains. Il sera par exemple courant d’être informé par le diable qu’une embuscade vous attendra à trois jours de marches dans une zone encore inexplorée. Vous pourrez alors faire le choix de contourner l’endroit ou à contrario de faire couler le sang tout en infligeant des malus à vos adversaires. Autant dire que les développeurs ont vraiment été diaboliques sur ce point. Mais ce don est à utiliser avec parcimonie car il est malencontreusement limité…

Des combats qui ne manquent pas de mordant!

Du côté des combats, ces derniers se déroulent au tour par tour, une mécanique que nous avions également pu voir dans Roguebook, l’un des précédents titres édités par Nacon en début d’année. En début de tour, chacun de vos protagonistes dispose d’un certain nombre de points « PA » d’action.

Grâce à ces derniers, vous pourrez tenter différentes attaques telles qu’une action simple (1 PA) ou une action dite spéciale (qui vous coûtera entre 2 et 4 PA). Mais l’une des particularités de ces phases réside dans la manière de tuer vos ennemis. En effet, ils disposent de deux barres bien distinctes: une barre de vie et une barre d’esprit. Vous ne pourrez jamais en une seule attaque abaisser les deux mais il est possible cependant de le réduire à néant en faisant à passer l’une ou l’autre. Votre adversaire deviendra alors vulnérable, il ne vous restera qu’à lui asséner le coup de grâce!

Mais donner la mort ne sera pas toujours chose facile. Il faudra alors faire appel au diable pour vous donner un petit coup de pouce. Le maître pourra alors réduire de façon significative ses jauges pour vous faciliter la tâche ou encore apporter un petit coup de boost à vos anti-héros qui seront soumis aux mêmes règles. Sachant que mort rimera avec game over, il vous faudra donc savoir user et abuser de vos talents de stratège vous mener à bien ces phases qui sont vraiment assez dynamiques et proposent des animations plutôt réussies dans l’ensemble…

Prêt(e)s à en découdre?

Même si les qualités du titre sont nombreuses, il y à un point qui pourra rebuter certains joueurs: sa difficulté! En effet, les développeurs ont fait le choix de placer la barre assez haute sur le titre ce qui pourra ravir les mateurs de challenge mais pourra aussi rebuter les joueurs moins adeptes du genre.

Progresser dans le monde de Rogue Lords n’est pas insurmontable mais il faudra au fil des parties apprendre à maîtriser les forces et faiblesses de vos héros, trouver les bonnes combinaisons en fonction de vos adversaires,… Sous peine de mourir souvent voire très souvent le temps de comprendre l’ensemble des tenants et aboutissants du jeu qui est extrêmement riche.

Conclusion

J’attendais impatiemment ce titre qui apporte un peu de fraîcheur dans le monde du roguelike. Malgré une difficulté qui ne sera pas adaptée à tous, Rogue Lords nous transporte grâce à la richesse de son univers et sa direction artistique agréable au fil des parties. Si vous êtes un vrai génie du mal, que terroriser le monde des hommes est une vocation chez vous, alors rejoignez sans hésiter les forces du mal…

Points positifs
  • Incarner les forces du mal est tellement plaisant…
  • Une direction artistique agréable
  • Les différents protagonistes
  • La rejouabilité
  • Un univers assez riche
Points négatifs
  • Difficile (trop) pour les novices

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