[Test] Stranger of Paradise Final Fantasy Origin

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Nous avons tous, à notre manière, l’idée de ce qu’est un Final Fantasy. Ce nom, cette licence, résonne en nous comme étant source de narration complexe, de cinématique en avance sur son temps mais également d’amour impossible, de tragédie, de moments qui ont bercés notre enfance, notre adolescence et même aujourd’hui encore nos plus complexes réflexions sur la décisions quand à savoir s’il y a un meilleur Final Fantasy ou un ordre de réussite. C’est avec cette lourde charge riche en conséquences que nous allons devoir déterminer si les 35 ans de Squarenix auront été fêtés comme il se doit avec l’arrivée dans nos ludothèques du très risqué Stranger of Paradise Final Fantasy Origin. A mi chemin entre un souls like et un action RPG, le titre a t il toute sa place dans une franchise dont l’engouement n’est plus à démontrer?

Miroir mon beau miroir

Je vous le disais en préambule, Stranger of Paradise Final Fantasy Origin ( que je vais appeler SOPFFO au cours de ce test pour plus de clarté ) est à lui seul un pari risqué. Loin d’être conventionnel ( nous y reviendront plus bas ) dans son approche ce dernier a également souffert de plusieurs présentations pour le moins alambiquées soufflant le chaud comme le froid mais surtout le froid pour ne pas se mentir tant les critiques pleuvaient en son temps. Cet état de fait est en partie dû à sa direction artistique : des graphismes tranchants radicalement avec ses prédécesseurs mais également un système de jeu unique en son genre puisque la Team Ninja étant aux commandes a décidée de vous faire vivre ce jeu en reprenant les mécaniques d’un souls like teinté d’action RPG tel que Nioh où difficulté rime avec bénéfice. En effet le jeu se voudra généreux en terme récompenses pour peu que vous osiez augmenter la difficulté – trois niveaux étant disponible dès le lancement – dans un genre proche d’un souls like mais rassurez vous, il n’en est rien. Pour commencer le jeu ne se posera pas la question de vous expliquer qui vous êtes ou pourquoi vous êtes là, tout commence par un combat de boss suivi d’un tutoriel très simple à comprendre et ou les doutes suscités plus haut commencent à s’évaporer tant le système se voudra d’une terrible efficacité malgré une redondance certaine. Votre avatar du jour répondra au doux nom de Jack, châtain clair, ténébreux et sujet aux excès de colères faisant de ce personnage l’un des plus lunatiques de la série à ce jour. Pour accompagner notre petit ( mais costaud ) colérique, vous retrouverez ainsi un duo de choc formé du délirant Jed toujours là pour vous amuser et de notre monsieur muscle afro Ash ayant pour but commun de détruire Chaos. Vous serez rejoint dans cette entreprise par Néon, une jeune fille dont les cheveux gris pourrons vous rappeler rapidement une certaine 2B ( Nier Automata ) mais aussi la très voluptueuse Sophia. Comme tout bon Final Fantasy qui se respecte, vous êtes les élus, les guerriers de la lumières ( warriors of light ) de la prophétie, qui « armés » de leurs cristaux devront ramener le monde dans une paix semblant impossible tant les efforts fournis jusqu’alors ne semble pas avoir portés leur fruits. Vous êtes donc le dernier espoir de toute une nation et le roi de Cornélia semble bien décidé à vous faire confiance même si votre cristal de lumière n’en n’est pas un puisque vous disposez en réalité de cristaux noirs. Le premier problème qui se pose lorsque l’on essaye de suivre le scénario est qu’il est en réalité décousu et qu’avec la meilleure des volontés ( et en prenant vraiment l’ensemble avec l’œil d’un joueur découvrant l’histoire et n’ayant pas connaissance du jeu sorti initialement en 1987 ) tout semble fait pour nous obliger à trouver par bribes l’ensemble d’une trame souffrant d’un jeu découpé en phases ; plus haut je vous disait que je reviendrais sur le point le plus surprenant en prenant en compte qu’il s’agit d’un final fantasy. Ce point tient en une explication : le jeu est découpé en missions que vous pouvez lancer afin d’avancer dans l’histoire. Créant une cassure, vous obligeant à choisir votre difficulté modifiable à tout moment, chaque avancée dans l’histoire se construit à la manière d’un chapitre de livre. Chaque chapitre est régit par un même développement : vous commencez votre mission dans un monde trop souvent semi ouvert ( comprenez par la que chaque niveau possède ses propres limites, comme une impression de couloir par moment ) où il vous faudra éradiquer bon nombre d’ennemis juste là pour vous aider à gagner de l’expérience, et finirez le tableau par un boss dont la mécanique s’avérera complexe si vous choisissez le mode de difficulté élevé. Ce type de mécanique sera en revanche assez accessible si vous avez l’habitude de faire des raids sur Final Fantasy XIV Online puisque les patterns reprendront une mécanique similaire mais bien plus accessible.

Fan Service à souhait

D’un point de vu technique et même si le jeu ne brillera pas par sa technique puisque ce n’est pas ce qu’on lui demandera, le jeu saura plaire aux novices comme aux adorateurs de la saga ( dont je fais parti ) et SOPFFO ne se voudra à aucun moment avare en propositions. La première proposition qui m’a séduite est d’abord celle d’un gameplay simple, addictif et grisant à souhait tant on se laisse prendre au jeu. Vous taper, vous gagnez de l’expérience et tout cela vous permettra de gagner des points vous permettant de débloquer de nouveaux sorts qui eux même vous ouvriront la voie à de nouveaux jobs. En tapant, le jeu se caractérisera comme étant bien plus d’un Devil May cry tant le système de combat dynamique s’en rapprochera pour vous permettre une fois un certain nombre de dégâts occasionnés, de conclure ( ou pas ) par un « finish moove » ( comprenez par là un coups spécial activé par la touche rond ) vous permettant de visualiser une petite séquence dont vous nous direz des nouvelles. Le premier « effet wouw » du jeu vous permet donc de commencer par exemple en mage utilisant des sorts de feu, de foudre ou de glace, puis une fois votre sphèrier ( je vous parlais de fan service ! ) vous ouvre les portes du Mage Blanc pouvant soigner ou ajouter des boucliers, soit à vous seulement ou à tout un groupe en augmentant le temps d’incantation du sort. A titre personnel, j’ai opté pour cette classe qui réponds à tous les besoins en matière de survie et tenez vous prêt, vous en aurez besoin en appliquant la difficulté la plus élevée. Mais le jeu ne s’arrête pas là puisque que d’autres classes en nécessiteront plusieurs autres débloquées afin d’être elles même disponibles, ce qui inconsciemment vous obligera à recommencer inlassablement la montée des autres jobs si vous souhaitez découvrir les joies de celles ci telles que le chevalier dragon ou le chevalier noir pour ne citer qu’elles. Ainsi vous pourrez optimiser vos groupes qu’ils soient fait de PNJ mais également d’amis avec qui vous pouvez également décider d’affronter les challenges qui vous attendent et c’est bien ici que réside tout le sel de SOPFFO. Non le jeu n’a pas forcement pour vocation d’être un énième Final Fantasy, mais bel et bien de vous faire découvrir une nouvelle manière de jouer à plusieurs en renouvelant sans cesse un gameplay épuré en vous octroyant la possibilité de se renouveler par le biais d’une multitude de classes toutes plus addictive à jouer les unes que les autres. En montant tous les jobs disponibles, nous n’avons jamais rencontré de difficulté à avancer dans l’histoire et c’est suffisamment important à nos yeux pour être souligné. N’ayez pas peur de changer d’arme car une fois votre aventure terminée vous pourrez revivre de manière infinie un contenu qui saura vous occuper sans pour autant devenir chronophage. Manette en main cela se traduira par des sorts à attribuer à des combos simple d’accès qui auront tous une définition et par le fait une action à potentiellement garder en attente puisque permettant d’ouvrir une garde ou de lancer un sort dont l’élément utilisé sera en réalité le point faible de l’ennemi. Je vous parlais de Fan Service et celui ci sera également présent à travers une multitude de choses allant des armures, des boss, des niveaux très inspirés et dont la profondeur pourront en surprendre plus d’un. La partie qui nous a semblé la plus omniprésente est sans conteste la partie musicale du jeu et ses thèmes distillés venant effleurer nos tympans d’une rythmique à nulle autre pareil ; nous devinons dès les premières notes que nous sommes dans un Final Fantasy et ce SOPFFO le fait à la perfection. La dernière bonne inspiration s’il devait y en avoir une tient en une chose : la possibilité de voir votre équipement ( armure et arme ) évoluer au gré de votre avancée. En effet même si l’ensemble est techniquement perfectible, nous ne pouvons que saluer l’effort mis dans le coté « fashion victime » de nos protagoniste qui, au départ évolueront dans le même sens, pour devenir de plus en plus charismatiques tant le choix des matières affichées, de leur créations dignes d’un défilé nous font nous demander quelle sera la prochaine étape. Les armes dans leur diversité vous pousseront également à vous ouvrir aux différents jobs car nous ne pouvons cacher un plaisir non dissimulé rencontré dans l’utilisation de celles-ci. Tout est fluide, et surtout chaque mouvement ou sort change totalement en fonction du job utilisé. On se retrouve ainsi très souvent à vouloir harmoniser le bal des combos en essayant de finir en beauté l’enchainement par un coup spécial paraissant terrifiant d’intensité puisque nous pouvons en plus de notre frénésie demander à nos compagnons de redoubler de présence faisant ainsi passer un dur moment à votre assaillant dont nous vous garantissons l’effet !

Quand simplicité rime avec efficacité

Pour terminer SOPFFO ne plaira certainement pas à tous tant il ne ressemble à aucun autre mais restera à n’en pas douter un bon moyen d’attente nous séparant de Final Fantasy XVI. Perfectible puisque sa trame reste hachée ( rappelons que l’histoire de Final Fantasy 1 n’était pas le fort du jeu à son époque ) ou graphiquement inachevé diront les plus pointilleux, le jeu de la Team Ninja n’en demeure pas moins un excellent défouloir teinté de nostalgie. Grace à un gameplay nerveux et un système de jobs dont la quantité déblocable vous occupera des heures durant cet ovni que représente Stranger of Paradise Final Fantasy Origin reste pour nous une bonne surprise créditée d’une personnalisation répondant aux besoins du joueur. Ajoutez à cela la possibilité de voir chaque équipement évoluer sur vos personnages et une musicalité dantesque et vous obtenez un plaisir non dissimulé tant acoustiquement que visuellement parlant. Squarenix tient là son « souls like » où chacun pourra avancer sans trop de souffrance et rien qu’en cela nous ne pouvons que vous conseiller de vous y essayer !

Plus
  • Un système de combat addictif
  • Variation des modes de difficultés
  • Le multijoueur
  • Le coté Fan Service ( thèmes musicaux )
  • Les jobs !!!!
Moins
  • L’histoire en retrait
  • Graphiquement daté

Nous remercions l’éditeur qui nous a fourni une clé du jeu afin de nous permettre de vous proposer ce test effectué sur Playstation 5. Merci de votre confiance.

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