[Test] : The Last Stand: Aftermath

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Si l’on vous dit jeu de survie, monde ouvert en vue de haut ( 3D isométrique ) et zombies, vous me répondrez très certainement The last stand: aftermath et cela tombe plutôt bien puisque nous allons enfin lever le voile sur cette suite construite pour en faire la plus intéressante des aventures post apocalyptique sur fond de réflexion du moment. Sorti il y a tout juste un mois cet épisode au combien enthousiasmant s’était laissé approché le temps d’une démo mais nous offre ici la possibilité de définir si toutes les belles idées aperçues étaient à mettre au goût de l’excellence ou non. Si vous pensiez que les jeux de zombies n’avaient plus de secret pour vous alors la suite de ce test risque fort de vous intéresser !

L’histoire de la vie

Le jeu ne se perd pas en complication, vous incarnez un personnage vivant dans un univers post apocalyptique dont les zombies, en nombre, on décidés de vous mettre à mal votre parcours initiatique porté vers la découverte d’un vaccin. Malheureusement pour vous le jeu est présenté sous la forme d’un rogue lite, comprenez par là que vous mourrez souvent et c’est un choix qui derrière un petit phénomène de mode vous permettra en réalité d’avancer au fil de votre aventure en bénéficiant de petits bonus ou avantages à ne surtout pas sous-estimer. Le synopsis, je vous le disait est digne du film « 28 jours plus tard » puisqu’un virus très agressif n’a pas laisser au monde le temps de réagir en provoquant à lui seul un désastre qui aura deux répercutions : permettre à certains dont vous faites parti de vivre et à d’autre de se transformer en zombies aux caractéristiques propres prêt à tout pour déguster votre tendre chaire. Vous débutez donc votre périple ou plus précisément votre première run dans un camps de survivant où une voiture vous est allouée. The last stand est en réalité votre dernier combat, comprenez par la que c’est simplement le nom de votre destinée : vous êtes infecté et allez mourir alors remplissez votre devoir en menant votre dernier combat! Au premier regard, tous les codes sont là, de la désolation aux environnements insalubres où règne un atmosphère lourde dont seul le silence trahit la situation. Non ce ne sera pas un parcours de santé et le soft vous mets dans les bonnes conditions dès le début puisque le véhicule à peine emprunté se retrouve en panne d’essence. Ce prétexte est en fait votre première incursion dans le monde extérieur et vous découvrez que pour avancer dans cet univers il vous faudra d’abord fouiller chaque recoin afin de récupérer un maximum d’objet pour permettant d’avancer ( dans le cas de la voiture, vous pourrez par exemple trouver de l’essence afin de repartir de manière plus confortable). Pour se faire, une touche mise à votre disposition vous permettra de sonder votre environnement proche en révélant les points d’intérêts grâce à une petite animation créant une espèce de sixième sens renforcé par un petit bruit de battement de cœur des plus juste. Ce mode appelé focalisation contient également différentes petites informations sur le lieux où vous vous trouvez. Il est également très utile afin d’analyser une situation critique ; en effet si vous ne bougez pas votre personnage lors de celle ci, le temps est ralenti et cela aura pour effet de prévenir toutes les attaque en cours à votre égard et peut être d’éviter une mort certaine même si la construction du jeu tourne autour de cet état. Vous commencerez donc en récupérant le kit du parfait petit survivant avec une trousse de soin, ou quelques munitions cachées ici et là. Dans votre façon de vous mouvoir même constat, vous pouvez adopter une posture sereine en vous déplaçant librement et de manière assez rapide ou choisir d’avancer de manière furtive en vous courbant légèrement. Là aussi vous sentirez vite que si cette posture discrète est d’ores et déjà disponible, alors vous risquez d’en user de manière assez fréquente ce qui n’est pas des plus rassurant alors que vous commencer tout juste votre aventure. Ainsi, le tour de force du titre tiendra à ce constat ; réussir à varier exploration et tension constante. Au niveau de votre inventaire là aussi tout est sans surprise puisque la bonne vieille clé à molette est belle et bien présente en renfort de votre Tauron 9mm ( Votre pistolet ) mais d’autre viendront s’ajouter à la liste déjà longue des possibilités ainsi vous aurez différents onglets parmi lesquels vous trouverez les armes au corps à corps, les armes à distance, les accessoires, les munitions, les objets de poche mais aussi toutes les cases utiles à votre périple suicidaire avec l’onglet divers, celui des outils ou des quêtes. Périple suicidaire puisque vous incarnez un personnage dont la vie ne tient qu’à un fil étant donné que vous êtes infecté par ce virus.

Qui de mieux pour remplir cette mission si vous tenez un temps soi peu à la vie? Dans votre longue descentes aux enfer vous serez aidé par votre gout de la vie et les choses étant bien faites, le craft aura ici une place toute particulière vous obligeant à ramasser chaque élément trouvé pour voir si ces derniers ne se combineraient pas ensemble vous permettant d’augmenter votre force d’anticipation. Le craft vous permettra de redonner à votre inventaire un peu de choix puisque celui ci se retrouvera vidé de manière régulière : la durabilité des objets vous obligeant à toujours garder un oeil à vos forces en présence. Qui dit jeu de survie dit simulation et là aussi il vous faudra avancer avec prudence puisque chaque bruit involontairement précipité ( tire d’arme ) aura pour effet de mettre à vos trousses chaque zombie présent dans la zone. Je vous parlais pression constante et angoisse permanente, votre personnage aura en effet fort à faire lors des combats, ainsi si le tuyau ou la clé à molette resteront au départ des armes de choix, il vous faudra les utiliser avec intelligence, taper un coup puis reculer puis revenir taper afin d’éviter les coups ennemis. Un dodge ( petite esquive avec pas en arrière ) est d’ailleurs présent pour vous sortir des situations compliquées. Au niveau de l’ambiance, au delà des environnements extérieurs viennent ensuite les intérieurs et là encore, les choses ont été faites avec goût : nous retrouvons une touche assez « silent hilll » avec des endroit sombres occupés par un brouillard constant dont seul l’éclairage de votre lampe viendra sortir de leur surprise les quelques zombies occupant les lieux. Le moins que l’on puisse en dire c’est que les premiers zombies rencontrés sont criant de vérité tant dans leur posture que dans l’ambiance sonore qui en ressort. Vous prendrez également plaisir à induire vos opposants en erreur en lançant certains objets ( bouteilles par exemple ) ce qui aura pour effet de distraire ce dernier et vous permettra l’espace d’une seconde de vous ouvrir une fenêtre de mouvement empêchant d’être découvert. L’ATH se voudra quand à lui assez sobre, une barre de vie constamment en mouvement puisque votre vie s’égraine à mesure que le virus progresse en vous, une barre de stamina volant en éclat à chaque coup donné qu’il vous faudra gérer avec parcimonie. Légèrement sur la droite viennent ensuite les barres d’inventaires ainsi que les objectifs fixés par la missions en cours mais n’impactant en rien la visibilité de l’ensemble vous permettant de vous immerger toujours plus dans cette ambiance assez particulière mais rappelant à n’en point douter les heures glorieuses des meilleurs épisodes de « The walking dead ». La mort n’étant pas une fatalité, elle aura pour effet de vous octroyer divers bonus applicable à votre futur nouveau vous rendant ce récital du jeu de zombie toujours plus incroyable ( à vous les joies d’infliger divers altérations ( saignements, étourdissements )) mais elle vous permettra surtout de conserver un arbre talent sur lequel vous pourrez augmenter vos capacités propres due à la mutation vous permettant d’etre plus fort ou plus discret en acceptant par exemple le status puanteur vous rendant moins détectable puisque proche de l’odeur des zombies.

Une ambiance réaliste

Graphiquement sans faire pour autant étal de graphismes fous, le titre est une pure merveille. Les effets de lumière sont à mon sens un pur régal tant ces derniers redonnent de la profondeur à un titre qui n’en manque pourtant pas. Les rues sont criantes de vérité, les modèles plus que détaillés fourmillent de détails que l’on prendra plaisir ou non à relever ; si vous récupérez un bidon d’essence celui ci est visible sur votre dos, la crasse ou la rouille sont reconnaissable et placés avec justesse, tout transpire le bon univers post apocalyptique zombie. Chaque pièces visitées chaque centimètre carrés bénéficie d’un level design très intéressant, les grilles à ouvrir ont ce bruit reconnaissable entre mille lors des interactions, chaque coup de pied (puisque vous pouvez ouvrir une grille à coup de rangers ) sa résonance. Les traces de sangs disséminées comme pour indiquer qu’un corps a trainé sur de longs mètres renforcent une ambiance marquée au fer rouge d’un zombieland des plus authentiques. Comme si cela ne suffisait pas, le bestiare s’étoffera au fil des heures et c’est avec un plaisir non dissimulé que nous avons pu faire la connaissance de certaines espèces de zombies n’hésitant pas une seconde à faire fondre votre vie comme neige au soleil. Là encore, les références ou les clins d’œils ne manquent pas et « Left 4 dead » semble avoir inspiré cette aventure. Jamais les angles de caméra ne vous trahissent et c’est sans compter sur l’effacement de certain toit de container s’effaçant à votre entrée dévoilant ainsi l’équilibre de chaque espace. A aucun moment il ne nous est venu à l’esprit que telle zone maquait de détails ou qu’elle aurait due être représentée différemment ce qui est en soi un excellente nouvelle tant votre immersion gagne en crédibilité. La présence des antiviraux ( vaccins ) nous ramènent de plus à une actualité très présente qui pourra aussi renforcer l’empathie du titre. A chaque fois qu’un nouvel intervenant interrompt votre avancée pour vous informer que vous avancez dans la bonne direction, celui ci est également représenté par une miniature et ouvrira la suite sur des questions à choix multiples renforçant votre attention et vous permettant d’en apprendre plus de manière limpide. Le cachet apporté par un coté « fabriqué main » des vos armes est également à saluer car vous pourrez découvrir le travail fourni dessus une fois équipée. L’ambiance sonore est elle aussi présente tant dans le minimaliste que dans la justesse avec les cris de corbeaux ou ceux des petits oisillons insufflant ce coté vivant au monde pourtant très dépouillé, comme si ces derniers vous servaient de fil d’Ariane dans vos expéditions. La carte du monde se présente d’ailleurs comme une sorte de carte proche d’un GPS ou chaque destination ( point d’intérêt tels que les restaurant, quartier ou magasin ) représente un point d’essence est relié par une droite le long de laquelle il vous faudra vous déplacer pour avancer un peu plus dans la folie de cette quête.

Un gameplay trop convenu

Si nous devions faire des reproches à cette ode aux zombies, ce serait au niveau du gameplay dans son ensemble global ; non pas qu’il soit mauvais, c’est même tout le contraire, tout réagit au doigt et à l’œil, l’ensemble est bien pensé, intuitif mais il souffre d’un manque de renouveau. Alors oui me direz vous, le principe même du rogue lite die and retry tends vers cela mais une fois ce dernier rodé suite aux heures passées dessus, il faut reconnaitre que cela deviens un peu moins attrayant que ce que nous aurions pu imaginer avec un tel départ dans cette aventure. La découverte en terre infestée devient assez lourde même si l’on s’arrête au manque de punch s’installant petit à petit et c’est là ou nous aurions aimé voir plus de diversité. On se retrouve donc avec un univers très bien amené, des « tableaux » nous faisant dire : « Tiens, mais cette scène me parle elle me rappelle ci ou ça » mais jamais l’ensemble ne parvient à s’élever malgré un bestiaire suffisant et très bien pensé. On se retrouve vite à surveiller sa barre de stamina en essayant de prendre en compte les force en présence, on tape, on ramasse deux objets que l’on combine, on mute, on meurt et ça repart. Si nous devions espérer une future mise à jour, elle serait à mettre à la possibilité de jouer à plusieurs, non le jeu n’est pas multijoueurs et oui c’est dommage tant l’univers s’y prête ; en local ou en ligne cela aurait été une copie presque parfaite, quel dommage! L’idée d’arpenter ces terres désolées ne serait-ce qu’à deux aurait apporté plus de profondeur au titre. Au delà de ce constat la difficulté reste néanmoins présente et saura vous tenir en haleine des heures durant pour peu que le genre vous plaise. Il n’existe d’ailleurs pas d’équivalent à l’heure actuelle et c’est une bonne chose puisque cela permet au titre de marquer les esprits par son coté décomplexé survivaliste.

Incontournable ou pas ?

The Last Stand : Aftermath est à n’en pas douter une réussite vidéoludique si l’on se réfère au sentiment ressenti lors de nos sessions de jeu ; beau, efficace, simple à prendre en main il saura ravir tout fan de zombie qui se respecte. Le choix de la vue isométrique renforce cet univers des plus cohérent et nous installe dans une quête semblant perdue d’avance tout en actionnant vos cellules grises de manière assez intéressante. Malgré tout nous ne pouvons nous résoudre à nous dire que le multijoueurs est manquant et pourra nous faire dire que nous sommes passé très prés d’un jeu quasiment parfait. Nous recommandons fort heureusement ce jeu qui aura eu le bon gout de tenir en revanche ses promesses de level design et rien que pour cela nous vous invitons au voyage !

Plus
  • Univers zombie incroyable
  • Level Design soigné
  • Mourir pour mieux avancer
Moins
  • Pas de multijoueurs
  • Répétitif

Le trailer est à ce titre une pure réussite d’ambiance et sa musicalité renforce ce sentiment, nous vous laissons le trailer de lancement afin de vous forger votre propre avis !

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